Chirurgie Réparatrice des malformations du sein
Les malformations congénitales des seins, notamment les asymétries mammaires, sont en général très mal supportées tant physiquement que psychologiquement chez les jeunes patientes.
Les malformations mammaires associent des anomalies de volume, de forme et de symétrie des seins.
Les hyper- et hypotrophies mammaires sont des pathologies extrêmement fréquentes, qui font partie du quotidien du chirurgien plasticien.
Plus rares, les anomalies de forme peuvent revêtir, en combinant hypertrophie et hypotrophie uni- ou bilatérales, de nombreuses formes cliniques d’asymétries mammaires.
Comme dans la
chirurgie esthetique après cancer, leur traitement repose sur plusieurs techniques.
Anomalies de volume
L’hypertrophie bilatérale est la pathologie la plus fréquente, et la seule à pouvoir entraîner un préjudice fonctionnel.
1) Hypertrophie mammaire
L’hypertrophie mammaire est définie par un volume des seins trop important, notamment par rapport à la morphologie de la patiente.
Cet excès de volume est en général associé à un affaissement des seins (ptose) et parfois à un certain degré d’asymétrie.
L’hypertrophie mammaire a souvent des répercussions fonctionnelles (douleurs du dos, gêne pour la pratique du sport, difficultés vestimentaires).
L’intervention chirurgicale a pour but de réduire le volume des seins, de corriger la ptose et une éventuelle asymétrie, afin d’obtenir deux seins harmonieux.
L’intervention consiste à retirer le tissu glandulaire en excès et à adapter l’enveloppe cutanée. Ce retrait de la peau en excès, fait de manière à assurer un joli galbe, est à l’origine de cicatrices souvent en forme de T inversé. La longueur de la cicatrice horizontale dépend de l’importance de l’hypertrophie et de la ptose.
Parfois, lorsque l’hypertrophie et la ptose sont modérées, on peut réaliser une méthode dite "verticale" qui permet de supprimer la cicatrice dans le sillon sous-mammaire

Réduction mammaire avec cure de ptose (cicatrice en T inversé)
Une plastie mammaire pour hypertrophie peut être effectuée à partir de la fin de la croissance (17 ans).
Une grossesse ultérieure est possible, ainsi que l’allaitement, toutefois on recommande d’attendre au moins six mois après l’intervention.
1’) Un cas à part : la gynécomastie
Motif courant de consultation, la gynécomastie est une hypertrophie, le plus souvent bilatérale, de la glande mammaire chez l’homme.
Elle est très fréquemment constitutionnelle (gynécomastie idiopathique), mais peut résulter d’un traitement médicamenteux ou d’un problème hormonal.
La gynécomastie nécessite la réalisation d’un bilan par un endocrinologue.
Les petites gynécomasties, extrêmement banales, ne nécessitent pas de traitement chirurgical. L’indication chirurgicale se pose lorsque la déformation est importante, avec un retentissement psychologique.
Le traitement chirurgical varie en fonction du type de gynécomastie. Les formes graisseuses
répondent bien à la lipo-aspiration.

Gynecomastie unilaterale droite
Les formes plutôt glandulaires nécessitent, en plus, un retrait du noyau glandulaire en arrière de l’aréole. A cet effet, une incision est pratiquée en périphérie de l’aréole (voie hémi-aréolaire inférieure).
Parfois, la gynécomastie est telle qu’elle nécessite une cicatrice transversale pour absorber l’excédent cutané.
2) Hypotrophie mammaire
Seuls quelques rares cas (hypoplasies bilatérales sévères) peuvent être considérés comme des malformations mammaires, telles l’absence totale de sein et d’aréole (amastie), ou l’absence totale de glande avec aréole (aplasie mammaire).
Dans ce cas, un bilan endocrinien doit être pratiqué.
Le traitement chirurgical repose sur la mise en place d’implants mammaires de petit volume, selon les mêmes modalités qu’en cas d’augmentation mammaire esthétique.

Prothèses mammaires : Photo pré et post opératoire (voie hémi-aréolaire inférieure)
Les malformations congénitales des seins, notamment les asymétries mammaires, sont en général très mal supportées tant physiquement que psychologiquement chez les jeunes patientes.
Les malformations mammaires associent des anomalies de volume, de forme et de symétrie des seins.
Les hyper- et hypotrophies mammaires sont des pathologies extrêmement fréquentes, qui font partie du quotidien du chirurgien plasticien.
Plus rares, les anomalies de forme peuvent revêtir, en combinant hypertrophie et hypotrophie uni- ou bilatérales, de nombreuses formes cliniques d’asymétries mammaires.
Comme dans la
chirurgie esthetique après cancer, leur traitement repose sur plusieurs techniques.
Les asymétries et les anomalies de forme
Les asymétries mammaires modérées sont très fréquentes et peuvent être considérées comme normales. Elles ne sont dites pathologiques que lorsqu’elles se remarquent de façon très flagrante.
Les asymétries mammaires, combinant hypertrophie et hypotrophie uni- ou bilatérales, déterminent de nombreuses formes cliniques.
- Le traitement des asymétries mammaires avec hypertrophie relève des techniques de réduction mammaire, afin d’égaliser le volume.
- Certaines asymétries sont consécutives à des malformations avec hypotrophie uni- ou bilatérale: c’est le cas du syndrome de Poland et des seins tubéreux.
1) Le syndrome de Poland
D’origine congénitale, le syndrome de Poland touche aussi bien l’homme que la femme. Il concerne quasiment toujours un seul sein. Il se révèle le plus souvent chez la fille, à la puberté.
Ce syndrome associe une hypotrophie mammaire et une malformation thoracique d’importance variable, dont l’expression minimale est une absence partielle du muscle grand pectoral (chef sternal).
Parfois, il existe une malformation costale et une malformation des doigts (brièveté des deuxièmes phalanges : brachydactylie) .
Schématiquement, le traitement repose sur la reconstruction musculaire et thoracique par le muscle grand dorsal (dans sa forme musculaire pure), et sur la reconstruction du volume des seins à l’aide d’une prothèse mammaire.
2) Le syndrome des seins tubéreux
Il s’agit d’une malformation fréquente, d’origine congénitale, qui peut être uni- ou bilatérale.
Elle se révèle à la puberté avec la croissance mammaire, et se fait de façon préférentielle en avant et dans leur parie supérieure.
Les seins tubéreux sont caractérisés par un défaut de développement de leur partie inférieure.
Ainsi, les sillons sous-mammaires sont trop haut placés, avec souvent une quantité de peau insuffisante dans le partie inférieure.
Il est fréquent de voir un développement antérieur exagéré (responsable d’une trop grande projection du sein), avec une aréole large, très étalée, d’où l’aspect tubulaire du sein et son appellation de sein tubéreux ou en « pis de vache ».
Le plus souvent, les seins sont hypotrophiques, mais ils peuvent être de volume normal. Une asymétrie mammaire est présente dans plus de deux tiers des cas.
Le principe essentiel du traitement reste la restauration de la base mammaire : correction de la position du sillon, qui doit être abaissé, et apport de volume dans la partie inférieure, oû il fait défaut.
Le plus souvent, la technique de réparation repose sur la prothèse mammaire qui permet cette augmentation de volume et l’abaissement du sillon sous-mammaire à son niveau normal.
On y associe fréquemment une correction de la largeur de l’aréole (et de la projection) par une petite pince verticale au-dessous. Cette cicatrice dite en « i » permet, en outre, de corriger l’aspect de « double sillon » que l’on obtient souvent après l’abaissement du sillon sous-mammaire.

Correction seins tubéreux (Plastie en «I»)
Un cas à part : les mamelons invaginés ou ombiliqués
Les mamelons invaginés constituent un défaut mineur, mais qui peut causer une grande gêne psychologique. En l’occurrence, il n’y a pas de saillie du mamelon. Ce défaut peut être uni- ou bilatéral.
Qu’il s’agisse d’une difficulté à l’allaitement ou dans les relations sexuelles, une correction chirurgicale est souvent demandée.

Mamelon droit invaginé
L’intervention consiste à corriger, sous anesthésie locale, la rétraction des canaux galactophores responsables de l’invagination.
Les malformations congénitales des seins, notamment les asymétries mammaires, sont en général très mal supportées tant physiquement que psychologiquement chez les jeunes patientes.
Les malformations mammaires associent des anomalies de volume, de forme et de symétrie des seins.
Les hyper- et hypotrophies mammaires sont des pathologies extrêmement fréquentes, qui font partie du quotidien du chirurgien plasticien.
Plus rares, les anomalies de forme peuvent revêtir, en combinant hypertrophie et hypotrophie uni- ou bilatérales, de nombreuses formes cliniques d’asymétries mammaires.
Comme dans la
chirurgie esthetique après cancer, leur traitement repose sur plusieurs techniques.
Conclusion
Les malformations du sein sont sources de complexes, surtout chez les adolescentes, et peuvent nécessiter une correction précoce dès lors que la croissance mammaire est achevée.
Le traitement de ces anomalies sous-entend de connaître, comme dans la
chirurgie esthetique après cancer, les différentes techniques de chirurgie réparatrice.
Ces interventions, résultant de l’analyse de la malformation comparée à un sein défini comme idéal, ne donnent pas toujours une poitrine « parfaite », mais entraînent bien souvent une métamorphose psychologique des jeunes patientes.