Chirurgie Esthétique de la poitrine | Médecine esthétique | Chirurgie réparatrice | Chirurgie plastique | Medecine esthetique | Chirurgie esthetique |
Chirurgien esthetique paris | Chirurgie esthetique paris | Chirurgien esthétique | Reconstruction mammaire |



Les Séquelles de brûluresLes Séquelles de brûlures

A- Les différentes séquelles de brûlures


Dans leur grande majorité, les séquelles de brûlure sont liées à la cicatrice cutanée, siège d'une réaction inflammatoire et d'une fibrose. Plus rares sont les problèmes tendineux et articulaires.

Ce sont les cicatrices hypertrophiques et les rétractions cutanées qui sont les séquelles cutanées les plus fréquentes et qui posent le plus de problèmes, tant sur le plan esthétique que fonctionnel.


1) Les rétractions cutanées

Les rétractions cutanées résultent d'une formation anormale de tissus fibreux dans la zone brûlée, ce qui a pour effet de la rétracter. Elles apparaissent en particulier au niveau des zones de mobilité, à proximité des articulations : cou, épaules, genoux, doigts... Ces rétractions (brides) peuvent limiter nombre de mouvements et entraîner des déformations.

Au visage, les séquelles prennent des formes diverses. Les plus graves concernent les paupières, avec notamment l'impossibilité pour la paupière atteinte de recouvrir l'œil (ectropion). Les rétractions des lèvres, également fréquentes, diminuent quant à elles l'ouverture buccale (microstomie).

2) Les cicatrices hypertrophiques

Toutes les cicatrices évoluent vers une période inflammatoire, inévitable, qui disparaît normalement au bout d'une année.
Mais il arrive que la cicatrice de brûlure suive un schéma différent. Les cicatrices sont alors anormalement rouges et boursouflées, s'accompagnant de démangeaisons. Elles peuvent mettre un à deux ans pour atteindre le stade mature ; on parle de cicatrices " hypertrophiques ". Celle-ci s'opposent en théorie aux cicatrices chéloïdes, pour lesquelles les phénomènes d'immaturité persistent indéfiniment.

Evolution cicatrice normale, hypertrophique, chéloïde
Evolution cicatrice normale, hypertrophique, chéloïde



3) La fragilité cutanée

Les cicatrices de brûlure sont souvent le siège de plaies survenant au moindre traumatisme (contact, frottement).


4) L'hypersensibilité et les démangeaisons

L'hypersensibilité est quasi-constante et gêne le brûlé au contact de la chaleur et du froid. Elle s'améliore avec le temps.
Les démangeaisons sont quasi-systématiques, surtout lorsque la cicatrice est hypertrophique. Elles peuvent être handicapantes au point de gêner le sommeil. Elles s'amenuisent avec le temps et, dans certains cas, à l'aide d'un traitement médical (antihistaminique).


5) Troubles de la pigmentation

Fréquents, ces troubles esthétiques peuvent se traduire par un défaut de pigmentation, surtout chez les personnes de peau noire. Chez les personnes de peau blanche, il s'agit plutôt de taches brunes ou violacées. Le traitement est à priori chirurgical.


6) La dégénérescence de la cicatrice

L'apparition d'une ulcération chronique sur une cicatrice ancienne de brûlure, sans notion de traumatisme, doit faire rechercher la possibilité d'une cancérisation.
Au moindre doute, il est important de réaliser un examen anatomo-pathologique de la lésion suspecte.


7) Les rétractions tendineuses et articulaires

Une mauvaise immobilisation en position non fonctionnelle peut donner, en particulier chez l'adulte, des raideurs articulaires très invalidantes.


Lire la suite sur : Chirurgie Réparatrice des séquelles de brûlures